Intéressons-nous cette fois à deux articles du célèbre fondateur de la psychanalyse Sigmund Freud. Le premier, intitulé Amour et haine, introduit la notion de sadisme en opposant le jeu cruel à la tendresse. Le mal détruit tandis que le bien créé. Le problème principal observé concerne l’ubiquité de l’agressivité et de la pulsion destructrice non érotique. Sur la question morale, Freud cite Goethe affirmant que « l’ennemi du diable est la force de la nature qui multiplie la vie ». La tendresse et la douceur sont des facultés essentielles au bien-être. Selon Freud, le sens de l’évolution de la civilisation est le combat opposant l’Eros à la pulsion de destruction. C’est le combat de l’être humain pour la vie.
Le second article, intitulé A la recherche du bonheur, pose le bonheur comme la satisfaction des pulsions. Freud propose l’idée selon laquelle il est possible de s’affranchir d’une certaine souffrance en influant sur ses élans pulsionnels à savoir par la domination des sources internes de besoin. La technique de défense proposée contre la souffrance est de déplacer les buts des pulsions ce que l’auteur appelle la sublimation. Par exemple, cela peut consister à augmenter le plaisir tiré du travail intellectuel et psychique. Nous pouvons songer à l’artiste qui créé et donne corps au produit de son imagination. L’enrichissement de la vie imaginaire à travers l’œuvre d’art où la musique en est le témoignage. Freud défini le bonheur également comme le plaisir de la beauté. La beauté et le charme sont l’attribut de l’objet sexuel. Le bonheur consiste à se rapprocher du maximum du principe de plaisir. « La décision pour être heureux dépend de l’ampleur de la satisfaction réelle qu’il peut attendre du monde extérieur, de la mesure dans laquelle il est poussé à se rendre indépendant par rapport à lui, et enfin aussi, de la force dont il se croit capable pour modifier ce Monde selon ses désirs ». On constate ainsi en quoi et comment la constitution psychique de l’individu est décisive. La sagesse ne conseille-t-elle de ne pas placer toutes ses satisfactions dans la même tendance. On observe l’importance fondamentale de l’aptitude de la constitution psychique à adapter sa fonction à l’environnement et à en tirer parti pour obtenir du plaisir. Il semble alors essentiel de transformer et réorganiser ses composantes libidinales indispensables à sa vie ultérieures.

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